⚡ En bref
- Le malus CO2 2026 démarre à 108 g/km, avec 50 euros au seuil.
- Il grimpe vite : 2 205 euros à 140 g/km, 45 990 euros à 180 g/km, et 80 000 euros au-delà de 191 g/km.
- La valeur qui compte est celle de la rubrique V.7 de la carte grise, pour la finition exacte.
- Le malus au poids (dès 1 500 kg) se cumule avec le malus CO2, dans la limite de 80 000 euros.
Une citadine affichant 114 g de CO2/km peut sembler raisonnable sur le papier. Pourtant, en 2026, elle dépasse déjà le seuil de déclenchement du malus, fixé à 108 g/km. Pour une entreprise qui renouvelle dix véhicules, la taxe se multiplie par dix avant même de parler du poids, de la carte grise ou des frais d’immatriculation.
Quelques grammes suffisent donc à changer la facture. Le montant dépend des émissions homologuées, de la masse du véhicule et de la date de sa première immatriculation en France. Voici comment lire le barème du malus écologique, estimer la taxe et éviter les mauvaises surprises lors d’un achat ou d’un renouvellement de flotte.
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Plan de l'article
- Malus écologique 2026 : ce qui change vraiment
- Comment lire une grille basée sur les émissions de CO2 ?
- De 108 à plus de 191 g/km : les repères du barème 2026
- Un exemple concret pour calculer la taxe sans se tromper
- CO2, poids et réductions : quelles règles faut-il additionner ?
- CarGo Flex face à la hausse de la fiscalité automobile
- Quelles voitures éviter quand le budget est serré ?
- Les bons réflexes avant de renouveler une voiture de société
- Questions fréquentes
Malus écologique 2026 : ce qui change vraiment #
Pour les voitures particulières soumises au barème WLTP, le malus CO2 démarre en 2026 à 108 g/km. Un véhicule situé juste sous ce seuil n’acquitte pas cette taxe. À partir de 108 g/km, le montant progresse selon une grille par gramme.
Le barème 2026 démarre à 50 euros à 108 g/km, atteint 2 205 euros à 140 g/km et 45 990 euros à 180 g/km. Au-delà de 191 g/km, le malus est plafonné à 80 000 euros.
Attention aux mélanges. Le barème CO2 des voitures particulières ne se lit pas comme les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules à des fins économiques, qui concernent les entreprises selon d’autres règles. La bonne question est toujours la même : quelle taxe, pour quel véhicule, à quelle date d’immatriculation ?
Comment lire une grille basée sur les émissions de CO2 ? #
Commencez par la carte grise. Le taux officiel d’émission figure en rubrique V.7, exprimé en grammes de CO2 par kilomètre. Cette valeur administrative prime sur une estimation réalisée à partir de la consommation annoncée par le constructeur.
Le calcul suit une logique simple :
- relever la valeur V.7 ;
- identifier la norme utilisée, généralement WLTP pour les véhicules récents ;
- retenir le barème correspondant à l’année de première immatriculation en France ;
- chercher la ligne correspondant exactement au nombre de grammes relevé.
La norme WLTP a remplacé progressivement l’ancien cycle NEDC. Certains véhicules plus anciens possèdent encore une valeur NEDC ou corrélée. Ces chiffres ne se comparent pas directement : il faut utiliser la méthode retenue par l’administration pour le véhicule concerné.
Les montants ont changé depuis 2020, mais la logique d’une grille WLTP lue au gramme près est bien expliquée dans cette vidéo de Caroom :
🎬 Malus écologique 2020 : barème CO2, WLTP, qu'est-ce qui change sur cette taxe ? — Caroom (37 k vues)
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Un modèle annoncé à 114 g/km dans une brochure commerciale peut aussi varier selon la finition, les roues, la transmission ou les équipements. Avant de signer, demandez la valeur homologuée de la version exacte.
De 108 à plus de 191 g/km : les repères du barème 2026 #
| Émissions de CO2 (WLTP) | Malus CO2 2026 |
|---|---|
| Moins de 108 g/km | 0 euro |
| 108 g/km (seuil) | 50 euros |
| 140 g/km | 2 205 euros |
| 180 g/km | 45 990 euros |
| Au-delà de 191 g/km | 80 000 euros (plafond) |
La progression s’accélère nettement avec les émissions : quelques dizaines de grammes suffisent à faire passer le malus de quelques dizaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour une flotte, l’écart se multiplie rapidement.
Un exemple concret pour calculer la taxe sans se tromper #
Une voiture affichant 140 g/km relève, dans le barème 2026, d’un malus CO2 de 2 205 euros. Ce montant ne correspond ni à la puissance fiscale ni à la consommation réelle observée par le conducteur. Il repose sur l’émission homologuée retenue lors de l’immatriculation.
Comparez deux motorisations :
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| Version | Émissions homologuées | Malus CO2 2026 | Écart |
|---|---|---|---|
| Version A | 140 g/km | 2 205 euros | – |
| Version B | 180 g/km | 45 990 euros | 43 785 euros |
Sur dix véhicules, cette différence dépasse 437 000 euros. Et si la première immatriculation intervient après un changement de barème, le montant peut encore différer. La règle à retenir est nette : le barème applicable dépend de la date de première immatriculation, pas de la date à laquelle vous avez demandé un devis.
CO2, poids et réductions : quelles règles faut-il additionner ? #
Le malus CO2 et le malus au poids sont deux taxes distinctes. La première dépend des émissions. La seconde repose sur la masse en ordre de marche, notion administrative qui ne correspond pas forcément au poids indiqué dans une annonce.
À compter de 2026, le malus au poids peut concerner les véhicules dont la masse atteint 1 500 kg. Le barème publié prévoit notamment un tarif marginal de 10 euros par kilogramme pour la tranche située entre 1 500 et 1 699 kg, puis des tarifs supérieurs dans les tranches suivantes. Le calcul exact dépend de la catégorie et des règles applicables au modèle.
Les deux taxes peuvent se cumuler. Un SUV essence de 140 g/km pesant plus de 1 500 kg ne doit donc pas être évalué avec le seul tableau CO2.
Des exonérations existent : véhicules électriques et à hydrogène (exonérés des deux malus en 2026), véhicules accessibles en fauteuil roulant et titulaires de la carte mobilité inclusion. Des abattements s’appliquent aussi aux véhicules d’au moins 8 places et aux familles d’au moins trois enfants (−20 g/km par enfant sur le malus CO2). Les hybrides, elles, ne sont plus exonérées de la taxe annuelle CO2 depuis le 1er janvier 2025.
CarGo Flex face à la hausse de la fiscalité automobile #
👉 Pour une entreprise, le problème ne s’arrête pas au montant affiché sur la facture. Il faut aussi intégrer la date d’immatriculation, la durée de détention, le poids, la rotation des véhicules et le coût mensuel réellement supporté par le parc. Le détail du bareme malus ecologique entreprise est présenté dans le guide fiscal de CarGo Flex.
CarGo Flex propose une location de voiture par abonnement mensuel pour professionnels et particuliers, avec une durée flexible, une formule tout compris et une souscription sans apport selon les conditions de l’offre. Son guide fiscal rappelle les seuils 2026 et les points à contrôler avant un renouvellement.
Cette formule ne supprime pas la taxe légale. Elle aide plutôt à intégrer les frais liés au véhicule dans un budget de mobilité plus lisible. Pour un indépendant ou une TPE qui change rapidement de véhicule, cette visibilité peut peser davantage que quelques euros d’écart sur une mensualité.
Quelles voitures éviter quand le budget est serré ? #
Le réflexe le plus coûteux consiste à comparer uniquement le prix catalogue. Un SUV essence lourd, une berline très motorisée ou une finition équipée de grandes jantes peut franchir un seuil CO2 ou poids sans que l’écart soit évident dans la publicité.
Avant une commande, regardez :
- la valeur WLTP exacte de la finition ;
- la masse en ordre de marche ;
- le type de motorisation et de transmission ;
- la date prévue de première immatriculation.
Une citadine à 114 g/km reste peu taxée par rapport à un modèle sportif, mais elle n’est déjà plus neutre fiscalement. Pour une flotte de dix voitures, chaque gramme compte.
Les bons réflexes avant de renouveler une voiture de société #
Voici la vérification à effectuer avant de signer :
- relever la rubrique V.7 de la carte grise ou du certificat de conformité ;
- contrôler la masse en ordre de marche ;
- demander le montant exact des taxes à l’immatriculation ;
- comparer plusieurs finitions du même modèle ;
- simuler le coût pour l’ensemble du parc ;
- vérifier les réductions liées à la situation de l’entreprise ou des utilisateurs.
Une demande écrite au concessionnaire évite bien des discussions : « Quel est le montant du malus CO2 et du malus au poids pour cette finition, à la date prévue d’immatriculation ? » La réponse doit correspondre au véhicule réellement commandé.
Un dernier conseil : ne validez jamais un véhicule sur la seule base de son prix mensuel. Réunissez la valeur V.7, la masse, la date d’immatriculation et le montant des taxes. C’est ce contrôle très concret qui transforme un devis séduisant en budget réellement exploitable.
🎯 À retenir
- Le barème applicable est celui de la date de première immatriculation : en 2027, le seuil descend à 103 g/km.
- Électriques et hydrogène sont exonérés ; les hybrides ne profitent que d’un abattement de masse.
- Aucun plafonnement en pourcentage du prix : seul le plafond de 80 000 euros s’applique en 2026.
- Demandez par écrit le montant des deux malus pour la finition commandée.
Questions fréquentes #
À partir de combien de grammes le malus démarre-t-il en 2026 ?
À 108 g/km pour le barème WLTP 2026, avec un premier montant de 50 euros.
Où trouver les émissions officielles du véhicule ?
En rubrique V.7 de la carte grise. Pour un véhicule neuf, vérifiez aussi le certificat de conformité et la fiche de la finition exacte avant la signature.
Le malus s’applique-t-il aussi aux véhicules de flotte ?
Oui : une voiture particulière immatriculée par une entreprise reste soumise au malus de sa catégorie. Les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules à des fins économiques relèvent d’un autre dispositif, à budgéter chaque année.
Le malus est-il plafonné à un pourcentage du prix du véhicule ?
Non. L’ancien plafond de 50 % du prix TTC a été abrogé fin 2023. En 2026, le seul plafond est un montant fixe de 80 000 euros, atteint au-delà de 191 g/km.




